Au lendemain de l’annonce par le Ministère de la santé publique de la présence des cas de coronavirus en Haïti, en mars dernier, les activités se sont considérablement ralenties. Mais moins d’un mois plus tard, la population s’est arrangée informellement, et des activités de rue ont repris au détriment des recommandations des autorités.
C’est le constat de plusieurs organisations travaillant en Haïti. La Fondation Katapausis, spécialisée dans des activités relatives à la liberté financière et qui fait des femmes l’une de ses priorités, a témoigné que, ce 22 avril, les rues de la zone métropolitaine de Port-au-Prince ont été envahies par les camionnettes, les véhicules privés, et surtout des vendeurs et acheteurs dans tous les carrefours de la capitale et des zones avoisinantes.
Des membres du Collectif Antoine Pierre-Paul (CAPP), organisation évoluant dans le Nord du pays, ont indiqué que des activités commerciales se poursuivent normalement dans le chef-lieu du département. Des marchés du Cap-Haïtien ont subi quelque nettoyage et les citoyens ne se sentent pas vraiment confinés.
Les citoyens ? Pas tous. Les chômeurs, ayant été confinés depuis avant le nouveau coronavirus, continuent de patauger dans leur chômage. Des professionnels les ont rejoint à cause de la fermeture de certaines entreprises. Et les enfants, ainsi que les universitaires, victimes du blocage des activités scolaires depuis février 2019, continuent à garder la maison sans savoir concrètement comment ils vont achever l’année académique.






















