Depuis le vendredi 5 juin 2020, la République d’Haïti s’est doté d’un nouveau budget. Ce dernier est estimé à 198.7 milliards de gourdes. 70% du total est alloué aux dépenses relatives au fonctionnement des institutions de l’Etat et le reste aux dépenses liées à l’investissement. Cependant, la Banque de la République d’Haïti (BRH) financera seulement 15.1% du budget. Comment l’Etat va-t-il faire pour financer les 84.9% ?

Cauchemar, crient des professionnels des finances. Haïti se trouve dans une situation chaotique. L’Etat haïtien, à travers sa banque centrale, ne pourra financer 15.1% de son propre budget, tandis que le total de ce dernier a considérablement augmenté par rapport au dernier budget, dans une situation de regression économique. La question qui reste pendante est la suivante : D’où les autorités souhaitent-elles vraiment tirer l’argent dont elles ont besoin ?
Est-ce que le pays va s’ouvrir davantage aux organisations non gouvernementales dans un contexte où le monde est bouleversé d’abord par des mouvements socio-politiques, puis par la crise sanitaire du coronavirus ? Les recherches ont clairement démontré que le développement réel est impossible avec ces organisations humanitaires.
Est-ce que le gouvernement va continuer à faire pression sur la population en contraignant les citoyens à payer des taxes pour des raisons injustifiables ? Devrait-on prévoir la poursuite de la vie chère ou d’une éventuelle hausse du prix du carburant ? Plus d’un savent que la décision de l’administration du président Jovenel Moïse d’augmenter le prix de l’essence a déclenché une série de protestations ayant conduit aux crises économiques et politiques ayant marqué l’année 2019.
Ce sont des questions susceptibles de susciter l’inquiétude, selon des experts dans le domaine financier. Tout compte fait, si l’on croit les chiffres, Haïti ne peut rien espérer de bon.






















