Comme la majorité de la population haïtienne, les évêques catholiques s’érigent contre le décret relatif au nouveau code pénal du président de la République. À leur avis, ledit décret constitue un réel danger risquant d’enfoncer le pays dans la confusion et le désordre.

Le décret a été adopté par l’exécutif en excluant les citoyens. C’est l’un des plus grands péchés que revête ce document ayant force de loi. Selon les évêques, les autorités étatiques n’ont nul droit de prendre des décisions aussi importantes sans consulter la nation et les forces morales bien que le parlement soit déclaré caduc. Ils invitent les autorités politiques à adopter une meilleure méthodologie, une meilleure gouvernance, en impliquant particulièrement les citoyens haïtiens dans les affaires de l’État.

Par ailleurs, le décret surnommé par la population Décret de Jovenel vise à saper les bases même de la démocratie haïtienne déjà chancelante, écrivent-ils. Les représentants de l’Eglise catholique en Haïti rappellent à l’exécutif qu’il est malséant d’essayer d’imposer au peuple haïtien les immoralités d’autres nations.
Les vrais problèmes des Haïtiens sont en dehors des préoccupations du pouvoir en place. L’Église catholique demande aux chefs de la nation de se concentrer sur ce qui importe vraiment pour les citoyens haïtiens, tel que : sécurité, fin du banditisme, santé, éducation, etc.





















