La ravissante Mélissa a enfin brisé la grâce. Encouragée par l’entrepreneur Josué Pierre-Paul, elle a exprimé en peu de mots sa souffrance par rapport à l’attitude de la majorité des citoyens haïtiens. L’étudiante en droit a beaucoup à dire en peu de mots. Prenez quelques minutes pour les savourer :
Je plonge ma plume dans la douleur d’un peuple
pour soulager ma conscience ciblée.
Mon peuple est comme un liquide,
il épouse la vase dans lequel on le verse.
Mon peuple s’adhère
à la situation journalière.
Il accepte sa conception de la vie.
Il rêve toujours, puis il trêve.
Il croit entièrement à la chance.
– Jeunes, adolescents, enfants et vieux, aucune difference-
Il croit dans le clandestin.
Il perd leur Destin.
Pour réussir, il lui faut un parrain.
Et quelle est l’efficacité de vos reins?
Il n’a plus confiance à l’effort personnel.
ni au collectif.
Il croit que tout doit réussir à son origine.
Et parfois j’imagine.
Il accepte son independence « à la masque ».
Ces gens font tous de la grimace.
Ils n’ont aucune émotion .
Ils croient à l exorcisme.que du.
Ils ne croient plus au changement .
Ils ne pensent qu’à sauver leur peau.
Mon peuple accepte son chapeau de douleur.
au lieu d’exiger sa valeur.
Il a la chaine à l esprit, un libre esclave.
Il ne sait quand jeter enclave.
On dirait que les dirigeants ne dirigent rien.
Naty Melissa Gelimer






















