Des entrepreneurs ne cachent plus leur frustration et leur inquiétude face à l’ampleur que prend l’insécurité dans le pays depuis quelques mois où leurs pairs sont devenus la cible des bandits. Cette situation tend à aggraver, de manière exponentielle, la situation économique.
Les créateurs d’emplois et d’opportunités ne sont pas en sécurité en Haīti. La fin de l’année 2019 et l’été 2020 ont vu l’assassinat de plusieurs entrepreneurs, dont celui de Michel Saieh le jeudi 27 août à Port-au-Prince, Jean Wilner Bobo le même jour à Pétion-Ville, Amide Brun Zenny au soir de juillet à Jacmel, Michel Baptiste en février dernier à Port-au-Prince, Clifford Dubois en janvier dernier, Jean Wissemane Jean en octobre 2019, Wadner Pressoir en novembre 2019, pour ne fiter que cela.
Dans un contexte économique aussi perplexe marqué par la dépréciation de la gourde, la hausse du taux du chômage et la fermeture forcée de certaines entreprises, des citoyens avisés se demandent si ces meurtres contre les entrepreneurs en Haïti ne seraient pas le reflet d’un complot évident pour maintenir le pays dans la crasse et dans le sous-développement.
Face à cette réalité, bien des projets dont les résultats seraient propices pour le progrès socio-économiques du pays, sont en hibernation, d’autres sont systématiquement perdus, détruits. En termes d’exemple, l’entrepreneur haïtiano-américain Jhonson Napoléon surseoit sur plusieurs grands projets pour Haïti et l’entrepreneur haïtien Josué Pierre-Paul a reporté le lancement de plusieurs projets. D’autres envisagent d’investir ailleurs.






















