Des milliers de citoyens haïtiens ont foulé le macadam au niveau de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince le samedi 17 octobre pour exiger la démission du président de la République Jovenel Moïse.
La manifestation a débuté au Champ de Mars, à quelques mètres du palais national vers 9 h 30 AM sous les yeux de la police nationale. Arrivé au carrefour de l’Aéroport, les manifestants ont été rejoints par des membres du syndicat de la police nationale (SPNH) et par des leaders de l’opposition, dont Me André Michel et l’ancien sénateur Nenel Cassy. L’ancien parlementaire Don Cato a brillé par son absence. Le mouvement a pris fin vers 2 heures PM sur la place Dessalines, au Champ de Mars.
Les manifestants étaient-ils violents ?
Des manifestants de l’opposition haïtienne se sont attaqués à des véhicules et à certaines entreprises, selon des membres de la presse locale. Des journalistes ont rapporté que certains de leurs pairs auraient été violentés pendant la manif. Un véhicule de Radio Kiskeya a été attaqué par des militants. Ils ont aussi tenté d’incendier une station essence au niveau de Delmas.
Intervention de la PNH
Les agents de l’ordre se sont intervenus au niveau de Delmas 48 et ont dispersé la foule à coup de gaz lacrymogène et de projectiles en caoutchou. Au moins 4 personnes sont blessés, dont 1 membre du SPNH. Regroupés après l’intervention des forces de police, les manifestants n’ont pas pris le risque de traverser Delmas 95 à cause de la présence des civils armés.
Bas-Delmas évité
Les manifestants ont de fait évité le Bas-Delmas. Quelques heures avant, l’ancien policier et chef de G9 mieux connu sous le nom de Barbecue a mis les opposants au pouvoir en place au défi de « semer le trouble au Bas-Delmas ».





















