Négligée depuis des décennies, cette zone des Etats-Unis est peuplée majoritairement d’Afro-Américains très pauvres, offrant un contraste saisissant avec des zones résidentielles huppées, aux nouveaux commerces et aux rues sûres, majoritairement habitées par des Blancs, à seulement quelques kilomètres. Selon certains, cette situation prouve l’existence de fait d’une forme d’arpatheid dans ce pays impérialiste.
« Baltimore est l’épicentre de l’apartheid urbain en Amérique », a jugé le chercheur Lawrence Brown, dans une interview publiée en mai sur YouTube. Il évoque une loi d’urbanisme adoptée en 1910, qui interdisait aux résidents noirs de déménager dans des quartiers blancs, et vice-versa. Selon le président Donald Trump, Baltimore est la ville la plus méprisable des Etats-Unis.
Les ordures sont présentes presque comme à Port-au-Prince, en Haïti. De nombreuses maisons alentour ont été rasées, multipliant les parcelles seulement couvertes d’herbe dans une agglomération qui se vide ainsi depuis des années. Les afro-américains s’en plaignent et ne croient pas que la politique américaine s’y intéresse.
Les Etats-Unis ont été secoués ces derniers mois par un mouvement historique de dénonciation des injustices subies par les Afro-Américains, à commencer par le racisme et les brutalités policières, un sujet sensible à Baltimore.
Le slogan « Black Lives Matter » (« Les vies noires comptent ») a pris une place importante dans la campagne présidentielle, le président Donald Trump préférant pour sa part insister sur les vies des policiers.






















