L’insécurité qui prend de l’ampleur dans tous les départements du pays, le banditisme et le kidnapping qui se multiplient, ce n’est pas un hasard. Pendant sa visite dans le Nord-Est, le président de la République Jovenel Moïse a partagé à la population sa compréhension des faits.
Il y a de très fortes sommes d’argent derrière l’industrie de l’insécurité. Mais cela ne viendrait pas de lui. Tacitement, il rejette les allégations des membres de l’opposition haïtienne insinuant qu’il serait le commanditaire des actes des bandits dans le pays. Il affirme que l’insécurité est financée par des individus et des entreprises fauchés par la résiliation de leur contrat avec l’État haïtien. Si l’on croit M Moïse, le banditisme serait une sorte de vengence contre lui à cause de ses décisions « en faveur de la population ».

Depuis son ascension à la magistrature suprême de l’État, l’homme de Trou-du-Nord déclare n’avoir reçu aucun rapport des services d’intelligence des différents ministères et de la police nationale. Dans cette optique, le chef de l’État n’aurait aucun renseignement officiel sur la situation sécuritaire du pays. « Il est inacceptable que des gens soient kidnappés au quotidien sans que l’État n’ait d’information fiable » , a-t- il expliqué. C’est ce qui l’a motivé à décréter la création de l’Agence nationale de l’intelligence.





















