Jusques à quand cette harmonie entre des citoyens haïtiens et les ordures ?

Haïti est envahie par les ordures et cela s’insère davantage dans son code. Reconnue comme l’un des pays les plus pauvres dans le monde, la première République nègre du monde n’a aucune maitrise sur ses déchets. Au lieu de s’harmoniser pour s’en débarrasser, nombreux citoyens les conservent et s’en servent pour diverses raisons : Les…

Jusques à quand cette harmonie entre des citoyens haïtiens et les ordures ?

Haïti est envahie par les ordures et cela s’insère davantage dans son code. Reconnue comme l’un des pays les plus pauvres dans le monde, la première République nègre du monde n’a aucune maitrise sur ses déchets. Au lieu de s’harmoniser pour s’en débarrasser, nombreux citoyens les conservent et s’en servent pour diverses raisons :

Les ordures sont une arme politique

Soit pour démontrer qu’un adversaire politique manque à ses responsabilités soit pour manifester son mécontentement surtout sur le plan socio-politique, les protestataires utilisent les fatras, les débris de toutes sortes. Peu de manifestations politiques sont organisées sans l’aide des fatras. Il est même rapporté dans la presse que des politiciens vont jusqu’à utiliser même des excréments pour badigeoner des locaux à grande portée politique.

On se nourrit sur les fatras

Beaucoup d’Haïtiens, surtout dans les marchés publics , côtoient les ordures quotidiennement et cela devient normal. « Le plus choquant pour nous, c’est lorsque, au centre-ville de Port-au-Prince, des marchandes dressent leur commerce sur des mottes d’immondices pour vendre ses produits alimentaires et le nombre de consommateurs qui se bousculent », ont témoigné des observateurs.

Pour plusieurs, Haïtien veut dire ami des ordures

Les citoyens haïtiens exaspérés par la présence des ordures puantes à travers les rues subissent des attaques surtout verbales de la part de ceux qui en font un mode de vie. Pour ces derniers, dès qu’on porte la nationalité haïtienne, on est condamné à une vie merdique, il faut accepter la réalité et ne pas essayer de la changer. « Se pa Ayisyen w ye ? Ki enteresant wap fè la ? Ou pa vle pran sant fatra, ret lakay ou ! », déclarent-ils.

La Fondafion Katapausis croient que les institutions doivent agir en symbiose pour changer la donne. Selon Josué Pierre-Paul, les églises doivent inculquer aux chrétiens ce devoir civique. « Nous avons commencé à faire des campagnes de sensibilisation pour porter les gens à comprendre le sens de leur humanité. Les résultats chez quelques-uns commençaiebt à paraitre lorsque survinrent les crises sociales et politiques », ont déploré les responsables.

À partir de cette mentalité, les combites pour éradiquer les fatras surtout dans les marchés se révèlent vaines. Les ordures sont enlevées dans la soirée et remplacées par des tas d’immondices le lendemain matin. Dans certaines zones, des citoyens font usage de la violence pour dissuader les gens à y laisser des ordures. Devrait-on utiliser cette même méthode pour tenir propre le pays ?


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