Le gouvernement américain se démarque des manoeuvres de l’opposition haïtienne visant à renverser le président haïtien Jovenel Moïse. Oncle Sam souhaite que ce soit un président élu qui succède à l’actuel chef d’État. Pas de transition.
Ned Price, porte-parole de la diplomatie américaine, consteste l’idée partagée par les protestataires, selon laquelle le mandat de M Moïse prendrait fin le 7 février 2021. Le diplomate affirme que Jovenel Moïse devrait quitter le pouvoir en février 2022, à la suite de la tenue des élections démocratiques. M Price s’appuie sur la position de l’Organisation des Etats américains (OEA) sur la nécessité de poursuivre le transfert démocratique du pouvoir exécutif en Haïti.
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La position des États-Unis traduit l’échec de l’opposition haïtienne dans ses démarches pour convaincre la grande puissance américaine à se dissocier de l’administration du président Moïse. De Donald trump à Joe Biden, les États-Unis croient que c’est un président élu qui doit remplacer un président élu.
D’un autre côté, les opposants au pouvoir en place ne jurent que par le renversement du président de la République. Le vendredi 5 février, Jovenel Moïse les a mis au défi de le renverser. Selon l’entrepreneur d’Agritrans, c’est révolu le temps de l’assassinat ou du renversement des présidents dans l’histoire haïtienne.






















