Avec le développement des médias en ligne, les citoyens constatent avec peine l’émancipation d’une liberté qui va jusqu’au libertinage; une situation qui démontre le niveau de délabrement social et qui doit interpeller toutes les institutions du pays.
Mésinformations, diffamations et intoxications de toutes sortes pleuvent sur la toile contre n’importe qui sous les doigts d’un tas de jeunes qui se font passer pour des journalistes. « Il suffit d’un téléphone et d’un signal internet pour être patron de média ces jours-ci. Ils s’arrogent le droit de dire n’importe quoi de n’importe qui sans preuve», déplorent des internautes.
Des journalistes ne savent plus à quel saint se vouer à cause des dommages provoqués par ces agents d’information. Mais le plus décevant, selon certains, c’est que d’autres professionnels de la presse, considérés comme des VIP dans le secteur, relaient avec plaisir les informations non vérifiées.
A travers des écrits de certains bloggeurs, des experts en communication sociale voient dégager le feu de l’intolérance et le manque d’égard pour la personne humaine. Des anciens étudiants de la Faculté des sciences humaines de l’Université d’Etat d’Haïti, désireux de garder l’anonymat, déplorent l’acharnement de certains journalistes contre ceux qui ne partagent pas leur conception personnelle.
L’objectivité devient une utopie dans la profession de l’information. Est-ce dû à un manque d’éducation, de formation ou de civisme ? En effet, depuis la chute de la dictature des Duvalier, les historiens indiquent que l’éducation a subi un grand coup, la famille et les écoles se sont considérablement détériorées, laissant toute une génération sans valeur, sans orientation.
Il faut reconnaitre qu’avec les médias en ligne les informations passent plus vite. Mais il faut tout de même le respect des principes. La liberté de la presse est fondamentale pour la démocratie… Tout le monde le sait. Mais, on le sait bien, comme préconisé par tous les théoriciens, la liberté a ses limites. La liberté ne doit pas aller à l’encontre des lois et de l’éthique.
Les citoyens haïtiens confirment que des actions concrètes doivent être prises et que les institutions sociales et politiques doivent jouer leur partition afin de redorer le blason de la presse pour une société plus digne, plus forte.























