Une situation de confusion sur la scène politique haïtienne : l’opposition et le gouvernement s’entre-déchirent, mais ils recherchent tous deux l’approbation des grandes puissances étrangères. Dans cette lice, qui sera le véritable gagnant ?
Après la récupération des mouvements populaires de 2018, l’opposition a verrouillé le pays pour rendre le pays ingouvernable et renverser le président de la République. Mais avec le support des Etats-Unis, Jovenel Moïse n’a pas été ébranlé. Les opposants ont beau dresser des barricades de pneus enflammés dans toutes les communes du pays, l’administration Moïse reste ferme.
Consciente de la force de l’homme de Nord-Ouest, l’opposition s’est tournée vers l’ambassade américaine et cherche à trouver les bonnes grâces de la communauté internationale. Chaque phrase émanant de la bouche d’un diplomate américain ou français, même hors contexte, a une grande importance pour les opposants. Même derrière une « tentative de coup d’État » de l’opposition, dénoncée par l’exécutif, se trouverait un ancien diplomate américain.
Dès le soir de février 2021, le chef de l’Etat tweete an anglais « pour faire passer le message de son gouvernement plus rapidement aux diplomates étrwngers », selon des citoyens. Pour ces compatriotes, un tel acte prouve le niveau de dépendance de la politique haïtienne.

Et entre ces deux protagonistes cherchant constamment l’approbation de la communauté internationale, se trouve la population, principale victime. Ce sont les voitures, les maisons des paisibles citoyens qui sont incendiés; ce sont les enfants de ces citoyens qui ne peuvrnt aller à l’école. Le principal gagnant, des deux côtés, ne serait-ce pas la communauté haïtienne ?























