Après l’échec des opérations de la police nationale à Village de Dieu, la Russie a offert son support pour résoudre les problèmes du banditisme en Haïti. Mais le président de la République, Jovenel Moïse a préféré l’Organisation des Etats Américains.
Bien que l’offre du pays réputé socialiste ait été alléchante aux yeux de bien des citoyens haïtiens, elle représenterait une menace géopolitique selon plusieurs penseurs. L’Amérique aux Américains, dit un ancien président américain. Les Etats-Unis se présentent souvent comme le gendarme du monde et le leader du continent américain. Ils ne permettraient pas une intervention russe dans un pays qui leur est déjà soumis. Aux yeux de ces impérialistes, la présence des officiels russes sur la terre de la première République nègre du monde éclabousserait la puissance des Etats-Unis dans la région.
Néanmoins, nombreuses personnes croient que le gouvernement haïtien n’a aucune volonté de freiner le train du banditisme dans le pays. Ils restent sceptiques face aux diverses interventions de la police. Ils affirment que le président de la République pourrait déjà demander de l’aide même des forces américaines si en réalité ils voulaient résoudre ce problème. Et de fait, selon eux, c’est la raison pour laquelle ils croient que Jovenel Moïse n’accepterait pas le support de la Russie dans une telle dynamique.
En dépit de la proclamation de son indépendance depuis plus de deux siècles, la République d’Haïti ne jouit d’aucune autonomie. Indépendant… oui, mais de fait, non. Sa politique a toujours été influencée ou dictée par des forces étrangères. En acceptant de voter contre le Vénézuela en janvier 2019, le chef d’Etat haïtien a bénéficié des faveurs des Etats-Unis en accord avec l’Organisation des Etats Américains. Il serait donc logique que M Moïse se tourne vers ses amis au lieu de se fier à l’adversaire de ses amis.























