Chaque jour, des gens meurent et on entend les tirs sporadiques dans diverses zones du pays. Dans chaque commune du pays, il existe un foyer d’insécurité. Aucune commune n’est épargnée. Trois groupes de personnes sont dénoncés dans le banditisme. Les voici :

Le premier groupe est composé des membres de l’exécutif haïtien. Après la chute de la dictature de Duvalier, des civils, surnommés chimères, étaient armés par le gouvernement d’alors, si l’on croit des témoignages. En 2021, le gouvernement est encore sur le banc des accusés. D’après les membres de l’opposition, les gangs armés seraient alimentés par le président Jovenel Moïse en personne.
D’un autre côté, l’exécutif rejette les accusations de ses antagonistes et éreintent à son tour l’opposition. Le gouvernement soutient que le banditisme est une manoeuvre des opposants pour le déstabiliser. Le premier ministre Claude Joseph a clairement identifié les auteurs des opérations Pays Lock dans l’essor du banditisme. En effet, des rapports avaient révélé que des parlementaires anti-Jovenel seraient de connivence avec des malfrats.

En dernier lieu, le gouvernement indexe des membres du secteur privé et des sadiques « qui nagent dans les eaux troublées » dans l’aggravation de l’insécurité. Intervenant sur les ondes au début de juin 2021, Stanley Lucas, spécialiste des projets de développement politique, affirme que l’entrepreneur Réginald Boulos est derrière le banditisme.
Néanmoins, la police nationale a remis ses gants. Impuissant devant les gangs armés, le directeur de la PNH Léon Charles fait appel à la population civile pour freiner les actes des bandits dans le pays.






















