Un mois après l’assassinat du président Jovenel Moïse, des citoyens restent sceptiques : « Justice sera-t-elle faite au chef d’Etat assassiné », se demandent-ils. Pour Martine Moïse, veuve de ce dernier, les assassins de son mari sont encore en état de liberté. Quelle sera donc la suite ?
Un juge a été désigné pour instruire le dossier de l’assassinat de l’homme de Trou-du-Nord. Son nom, c’est : Judge Mathieu Chanlatte. Selon Jean Wilner Morin, président de l’Association nationale des magistrats haïtiens, l’instruction prendra du temps. Le résultat de l’enquête n’est pas pour demain. « Nous espérons que les autorités vont mettre à la disposition du juge toutes les ressources nécessaires à cette fin », a-t-il déclaré.
M Chanlatte ne doit pas se laisser intimider. Pour certains, il existe un secteur puissant qui ne voudrait que l’enquête aboutisse. Des menaces seraient déjà proférées en ce sens. Dans cette optique, le ministre de la justice et de la sécurité publique est sorti de son mutisme. Le ministre Rockefeller Vincent a promis de prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité du juge et des preuves.
Au moins 44 personnes sont déjà arrêtées dans le cadre de ce crime, y compris 12 officiers de la police nationale, 18 colombiens, et deux citoyens américains d’origine haïtienne. Selon Stanley Lucas, des membres influents des secteurs politique et économique devraient être aussi incarcerés. La société attend la suite avec le juge Chanlatte.
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