Depuis quelques années, l’hôpital de l’Office d’Assurance Accidents du travail, maladie et maternité (OFATMA) devient le théâtre des horreurs et de violation des droits humains. L’un des cas les plus flagrants est celui de la jeune Nephtalie Louis.
Sur les ondes de Caraïbes FM et dans une vidéo circulant sur Facebook, Nephtalie accuse un certain Dr. Pierre, affecté à l’hôpital de l’OFATMA, de l’avoir délibéremment violé ses droits. Le 28 octobre 2016, le soi-disant médecin aurait enlevé un ovaire et lié certains organes lors d’une opération chirurgicale sans le consentement de la patiente. À quelques jours de la fin de l’année 2021, elle est constipée et frôle la mort au quotidien.

Au micro de la presse, la victime déclare avoir entrepris des démarches auprès des médecins de cette institution qui est sous la tutelle du Ministère des affaires sociales et du travail. Mais elle a été méprisée et dédaignée par les médecins, refusant de prendre leur responsabilité envers la victime. « Ils n’ont rien fait pour remédier à la situation », a-t-elle affirmé.
Nephtalie témoigne avoir été sequestrée par les gardes dudit hôpital, après avoir été référée par le journaliste Guerrier Dieuseul, co-présentateur de l’émission Premye Okazyon sur Caraïbes FM. Pendant des heures, on l’aurait empêché de retourner chez elle.

À la suite de la dénonciation de cette tragédie sur Caraïbes FM, les menaces pleuvent sur le téléphone de Nephtalie. En ce sens, la vie de la victime est doublement en danger : d’abord, la faute grave du Dr Pierre causera sa mort certaine si rien n’est fait; des malfrats peuvent l’assassiner, essayant d’étouffer l’affaire.
Tout ce que voudrait la victime, c’est de quitter Haïti pour trouver les soins nécessaires ailleurs. Mais, l’hôpital de l’OFATMA l’aurait déjà appauvrie. Elle voudrait que les responsables de cet hôpital décrié prennent leur responsabilité dans cette affaire.
Le silrnce des autorités
Des cas pareils se succèdent dans le pays. Le droit à la santé n’est pas respecté. Sans l’intervention de certaines institutions chrétiennes, le pays n’aurait aucun accès aux soins de santé. Dans le cas de Nephtalie, les autorités restent silencieuses, voire muettes comme si, de fait, cela ne les concerne pas. Le Ministère de la Santé publique fait le profil bas. Aucune déclaration.
Le pire, c’est le silence des citoyens
Malgré toutes ces violations des droits de la personne, la population haïtienne continue de fonctioner comme si comme si rien était, a déploré des riverains. Aucun soulèvement, aucune manifestation pour exiger le respect des droits humains et l’arrestation des médecins de l’OFATMA impliqués dans ce crime. Les organisations des droits humains, les féministes, ferment encore les yeux sur ces crimes.
Nephtalie et les autres victimes de l’OFATMA vont-elles trouver justice ? Haïti est-elle effectivement condamnée ?























