Après 1986, Georges Lys Hérard, le père du rap créole, a lancé un appel aux Haïtiens de la diaspora de revenir construire « Chimen paradi » en Haïti, comme a fait Wendy au début de mai 2022. Déçu, juste avant sa mort en 1994, Master Dji a prévu le pire pour Haïti.
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Ce n’est pas de la théologie de la prospérité, mais la nécessité consciente de vivre pleinement l’Évangile dans tous les domaines de la vie humaine.
Sans être reconnu comme prophète, le premier DJ haïtien a essayé de décrire sa déception, la corruption et la misère de ce peuple. À travers son tube « Match la rude (rèd) », il a dénoncé les inégalités sociales qui provoquent toujours des tensions intestines. « Yo nan tout vye deal, yap pase speed », c’est le cas de la jeunesse d’aujourd’hui. Même des jeunes journalistes ne sont pas exempts.

La situation de Port-au-Prince, capitale d’Haïti, devenue une grande savane, était au centre de ses préoccupations. Avec ses pairs, il a déploré la surpopulation et la concentration qui éclaboussent la beauté de la ville. Aujourd’hui, c’est devenu une grande poubelle, et la ville la plus sale surtout dans la région caribéenne.
Finalement, il s’est lamenté sur l’insécurité galopante. En dépit de son appel si sincère, les autorités compétentes n’ont rien fait pour résoudre les problèmes. Aujourd’hui, des jeunes sont devenus la terreur de la République : kidnapping, assassinats, viols, vols, etc.
Si Master Dji était encore vivant ce 30 mai, il aurait 61 ans. Peut-être, il serait l’un des Haïtiens les plus malheureux en voyant comment le rap créole s’était détourné vers la promotion du gangstérisme et la déviance des jeunes qu’il avait longtemps défendus.
Paix à son âme






















