Si, pour certains, le communiqué accusateur de l’Organisation des Etats Américain laisserait entrevoir l’échec de la communauté internationale en Haïti, l’ancien ministre de la Justice et de la Sécurité publique croit que c’est un langage diplomatique qui signifierait que la République d’Haïti doit être mise sous tutelle.

Interrogé à l’émission Magic9 le mercredi 10 août dernier, M. Brunache a fait remarquer que la communauté internationale a pris conscience que la première République nègre du monde ne dispose pas de ressources humaines et financières pour se relever.. « Les acteurs politiques n’ont aucune volonté pour résoudre les problèmes d’Haiti », avait déploré l’ancien émissaire américain Kennett Martin. Selon l’OEA, la communauté internationale se montrerait trop molle, trop douce, avec Haïti. Cette approche n’aiderait pas à résoudre les véritables problèmes nationaux.

L’OEA veut une présence plus importante et un contrôle beaucoup plus direct. C’est ça la plaidoirie. L’OEA estime qu’Haïti est un État failli, un État en déroute avec une société en déroute qui ne pourra pas se relever sans le contrôle total des structures sécuritaires, économiques de la communauté internationale, a fait remarquer l’ancien ministre.
L’un des problèmes au niveau de la sécurité dans le pays, c’est l’absence de l’armée d’Haïti. La communauté internationale n’était jamais en faveur du retour de l’armée. Toutes les tentatives du président Martelly pour remobiliser l’armée étaient tuées dans l’œuf. Si l’ex-président Michel Martelly avait réussi à rétablir l’armée d’Haïti, la situation ne serait pas ainsi, a-t-il insinué.






















