« Un protectorat permanent, la solution aux problèmes haïtiens », selon des citoyens avisés

Le communiqué de l’Organisation des Etats Américains (OEA) sur la situation d’Haïti et l’échec de la communauté internationale fait couler beaucoup d’encre et de salives dans le pays. Les citoyens en parlent dans les Tap-Tap, dans tous les coins de rues, dans les domiciles. Selon certains, Haïti nécessiterait effectivement un protectorat « permanent ». « Nos chefs se…

« Un protectorat permanent, la solution aux problèmes haïtiens », selon des citoyens avisés

Le communiqué de l’Organisation des Etats Américains (OEA) sur la situation d’Haïti et l’échec de la communauté internationale fait couler beaucoup d’encre et de salives dans le pays. Les citoyens en parlent dans les Tap-Tap, dans tous les coins de rues, dans les domiciles. Selon certains, Haïti nécessiterait effectivement un protectorat « permanent ».

« Nos chefs se comportent en prédateurs, formant ainsi un Etat contre le peuple. Ils se sentent chefs lorsqu’ils sont irresponsables, lorsqu’ils humilient leurs compatriotes, lorsqu’ils sont devenus des champions dans la corruption », ont déploré des sociologues interrogés par PressHaiti. Ils privatisent les affaires nationales à leur profit et font fi du peuple, lequel n’attend qu’un morceau de pain et de plaisir pour survivre. S’appuyant sur la réalité ayant suivi le départ du dictateur Jean Claude Duvalier en 1986, ces sociologues croient que la mise sur tutelle ou le protectorat pourrait être une solution relativement durable pour Haïti.

Luttes intestines, insalubrité, négligence ou gaspillage de temps, ce sont entre autres des éléments qui marqueraient le style de vie des Haïtiens en tant que peuple, si l’on croit des professionnels interrogés. L’histoire d’Haïti en est une preuve irréfutable à leurs yeux. « Depuis la proclamation de l’Indépendance en 1804, Haïti n’a connu aucune année de paix sans la honteuse ingérence des puissances étrangères », ont avoué des professeurs d’histoire qui veulent garder l’anonymat. Selon ces professionnels, il est clair que les Haïtiens ne peuvent pas se gérer à cause de leur mentalité. « Sans un protectorat, le pays aura du mal à trouver le chemin de la paix pour toutes et pour tous », croient-ils.

« Le problème que connait la première République nègre du monde est typiquement haïtien », a soutenu ce haut dignitaire qui souhaite aussi garder l’anonymat. Ce que nous vivons aujourd’hui dérive de la mentalité et de la culture même de l’homme haïtien. Pour justifier leur énoncé, ils ont pris en exemple le comportement de la majorité des Haïtiens à l’étranger, lequel est principalement caractérisé par la désunion, l’insalubrité, le gaspillage de temps et les éternelles lamentations. D’autres ont épinglé l’attitude de nos compatriotes sur les réseaux sociaux marquée par les dénigrements, les diffamations, la haine et la destruction. De cette manière, les Haïtiens ne sauraient progresser, à leur avis.

Les opinions des citoyens sur le communiqué de l’OEA donneraient raison au président François Duvalier. Celui-ci a déclaré qu’il faudrait changer la mentalité de l’homme haïtien. Tout ce qu’on ferait pour la population n’aura aucun effet si la mentalité et la culture, c’est-à-dire les habitudes, les mœurs, ne changent pas. Tout changement implique une transformation  de son être et qui aura des retombées sur son environnement, a rappelé le psychologue Servitère Toussaint.

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