Depuis la libération de la presse et de la parole garantie dans la Constitution de 1987, des journalistes sont souvent indexés comme des « Machann Mikwo », ie. des personnes qui prostituent leur profession au détriment de la nation au profit des oligarques corrompus. Avec la prolifération des médias en ligne, la situation s’est détériorée. L’ancien secrétaire général du conseil des ministres donne son avis.

Selon le Joveneliste, c’est normal que des membres de la presse se comportent comme des relais des corrompus et ne peuvent pas faire leur travail dans le respect des codes déontologiques. Le problème serait dû à la situation économique du pays. « Les médias ne rentrent pas assez d’argent pour rémunérer les journalistes convenablement. De ce fait, ils sont contraints de vendre leurs âmes et leurs micros au bon vouloir des politiciens et des oligarques corrompus », a-t-il expliqué.

Sur son compte Twitter, Renald Lubérice a ajouté que, pour atténuer ou solutionner la situation, il faudrait une amélioration de la vie économique permettant aux membres de la presse d’avoir un salaire décent. Autrement, il faudrait avoir recours à un pouvoir autoritaire capable de dissuader des journalistes à mentir ou à sombrer dans la corruption.
Reconnaissant cette réalité, PressHaiti, l’un des rares organes de presse en Haïti, qui respectent la déontologie du métier de journaliste, réitère sa volonté de poursuivre son travail dans le respect et pour le salut commun des Haïtiens.

L’assassinat moral de Jovenel Moïse par des journalistes
Probablement, M. Lubérice garde encore en mémoire le calvaire de l’ancien président Jovenel Moïse avant son assassinat le 7 juillet 2021. Dans presque tous les médias, des journalistes lapidaient l’homme du Trou-du-Nord, l’accusant de tous les maux, au profit de l’opposition sans plan pour le pays. Lors des obsèques du chef de l’Etat, sa veuve a insinué que des journalistes au stylo d’or auraient préparé l’esprit national à une telle horreur.
Des internautes en font aussi la remarque, à leur façon. Sous le règne troublè de Jovenel Moïse, des journalistes dénonçaient sans répit l’incapacité du président à résoudre les problèmes nationaux et surtout la faiblesse l’économie. Un an après son assassinat, les choses ont détérioré de manière exponentielle, ces membres de la presse gardent le silence comme si tout allait sur des roulettes.
Dossier à suivre.






















