Le jeudi 25 août 2022, l’’Unité centrale de renseignements financiers (UCREF) a signé un protocole d’accord avec la Banque de la République d’Haïti (BRH).

Les crimes financiers dans les institutions publiques sont fréquents. Les dénonciations ne manquent pas, ainsi que les dossiers. En dépit des multiples rapports, aucun jugement n’a été prononcé sur les cas relatifs. Michelin Justable, directeur général de l’UCREF, a soutenu que le protocole a pour but de dégager une meilleure liaison avec la BRH en vue de mettre les criminels financiers hors d’état de nuire.

De son côté, Jean Baden Dubois, gouverneur de la Banque centrale, a souligné que cet accord va faciliter l’échange des renseignements entre les deux institutions. Pour ce, il est prévu un service d’intelligence financier. A son avis, c’est une urgence puisque, si l’Etat haïtien ne parvient pas à prendre des dispositions claires pour combattre les crimes financiers, le système financier haïtien pourra être déconnecté du reste du monde. Dans une telle optique, aucun investissement international ne sera pas possible en Haïti.

A partir de cet accord de si grande importance pour le pays, les échanges d’information pourront avoir lieu dans un délai très court entre les deux institutions. M. Dubois promet que son institution va aider au respect des lois en vigueur contre les crimes financiers et sanctionner les institutions financières en contravention avec la loi.
Le Ministère de la justice et de la sécurité publique (MJSP) aura aussi son rôle à jouer. L’UCREF ne peut pas prononcer de jugement. Selon le directeur de l’organisme national, les dossiers sont acheminés aux parquets pour les suites nécessaires, sans aucun moyen d’en faire le suivi. Parfois, des dossiers sont classés sans suite. Le MJSP a demandé aux parquetiers de freiner cette pratique et qu’un juge doit se prononcer sur chaque dossier financier.






















