Haïti continue de faire couler beaucoup d’encre et de salives en République dominicaine à cause de la détérioration de sa situation socio-politique et économique depuis des lustres. Le nombre d’hommes politiques dominicains inquiets ne cesse d’augmenter. Le jeudi 25 août dernier, un ancien ministre dominicain des affaires étrangères a averti que la situation en Haïti peut déboucher sur un vide politique.

Miguel Vargas Maldonado, 71 ans, croit dur comme fer que l’instabilité et l’insécurité en Haïti représentent une menace pour la République dominicaine. A son avis, les derniers rapports sont très inquiétants, les conflits entre gangs armés, l’incapacité de la Police nationale d’Haïti à freiner les vagues de violence, les enlèvements en série, les actes de vandalisme, et autres. Le chef du parti révolutionnaire dominicain (PRD) a aussi critiqué l’indifférence des Nations Unies dans la situation haïtienne marquée par l’extrême pauvreté, l’inflation, l’immigration illégale.

L’homme politique dominicain déclare avoir produit plusieurs propositions pour encourager la communauté internationale à prendre des mesures pour garantir la paix en Haïti. « Malheureusement, je n’ai récolté que le silence », a-t-il déploré. Le diplomate pense qu’il faudrait profiter du renouvellement du mandat du Bureau intégré des Nations Unies en Haiti (BINUH) par le Conseil de sécurité pour former une force régionale avec pour mission de stabiliser la situation en Haïti.
A son avis, le gouvernement dominicain devrait faire de ceci une priorité : la promotion de la formation d’une force capable de mettre un terme au règne des bandits armés, rétablir l’Etat de droit et les conditions pour l’organisation des élections libres.






















