La journée du 7 septembre 2022 a été marquée par des manifestations au niveau de Port-au-Prince, Pétion-Ville et de plusieurs communes du pays. Mais, pour le Premier ministre Ariel Henry, ces protestations ne veulent rien dire.

Ils étaient nombreux à fouler le macadam pour dénoncer le banditisme et la mauvaise gouvernance du Premier ministre Ariel Henry. Barricades de pneus enflammés, assauts contre des lieux publics, sont entre autres ce qu’on a pu remarquer dans plusieurs artères du pays.
Vers les 10 heures, l’autoroute de Delmas a été paralysée. Au niveau de Delmas 43, des barricades de pneus enflammés ont été constatées.

Au niveau de Lalue, département de l’Ouest, des barricades de pneus enflammés, de pierres et de détritus ont été dressées par des protestataires.
Au niveau de Pétion-Ville principalement, des protestataires ont lancé des pierres contre les véhicules de la police. Au niveau de la Route de Frère, au carrefour de la rue Jeanty, des pneus enflammés ont été aussi remarqués.
Prenant au sérieux les menaces des chefs du parti Pitit Dessalines contre les institutions bancaires, la Police nationale d’Haïti (PNH) a pris des dispositions pour protéger les succursales des banques au niveau de Port-au-Prince, Delmas et Pétion-Ville. Les policiers ont bloqué toutes les voies d’accès des banques.

Dans le Nord, en particulier au Cap-Haïtien, la mobilisation a pris un essor considérable. Toutes les activités y compris le secteur informel étaient paralysées, ont rapporté des collègues d’une station sœur.
Dans le département du Sud, des milliers de personnes ont aussi gagné les rues pour la même cause. Des journalistes de PressHaiti ont confirmé que les manifestants aux Cayes et à Aquin étaient très nombreux.
Paradoxalement, aux Gonaïves, la manifestation était plus ou moins pacifique. Les marchés publics ont pu fonctionner timidement, néanmoins, les banques ont baissé leurs rideaux de fer.
Le Centre était aussi surchauffé, surtout au niveau de Maussade. Des milliers de protestataires étaient dans les rues contre la vie chère.
Par contre, le gouvernement garde son mutisme tandis que la police nationale cherchait par tous les moyens à éviter le pire. De son côté, le chef du gouvernement a laissé le pays pour la Floride sans piper mot sur la conjoncture.






















