Ce lundi 19 septembre, les artères de la zone métropolitaine de Port-au-Prince sont bloqués, suite à la déclaration du Premier ministre Ariel Henry. Mais encore, selon certains, les protagonistes du malheur du pays ne sont pas atteints. Ce sont les innocents qui paient le pot cassé.

Partout, les citoyens ont été remarqués dans les rues avec leurs récipients, en quête de quelques litres d’eau. Au carrefour de Delmas 83, des longues lignes de gens attendent leur tour pour avoir leur gallon d’eau, car depuis le lancement des protestations anti-Ariel, l’eau potable se fait rare.

Les motards se plaignaient aussi. Interrogés par PressHaiti, ces jeunes ont admis que la décision du chef du gouvernement est déplacée et ne tient pas compte de la réalité de la vie haïtienne. Néanmoins le blocage des rues les empêche d’avoir le pain quotidien. Ils ont exhorté les protestataires à mener le mouvement de.manière ciblée et personnalisée de peur que la majorité n’en paie le prix.
Des responsables de famille ne savaient plus à quel saint se vouer. L’odeur des pneus enflammés est nocive pour les enfants et, à cause des routes inaccessibles, ils n’ont pas pu sortir travailler. Ils demandent au PM de tirer les conséquences de son inconséquence pour que la vie reprenne.






















