Les tap-tap qui envahissent la zone métropolitaine de Port-au-Prince comme à l’accoutumé ne sont plus depuis quelques semaines, même quand les rues sont dégagées. Seuls des motards assurent le transport à des prix exorbitants, susceptibles de dépasser les 800 gourdes pour une distance de 3 kilomètres à peine.

Le problème c’est qu’il existe un double problème lié au carburant : Premièrement, la hausse du prix par le gouvernement haïtien est insensée, plus de 100% sur un gallon de gazoline. Normalement, hors subvention, le gallon devrait se vendre à 380 gourdes, si l’on croit les déclarations de l’ex-sénateur Youri Latortue. Deuxièmement, la population ne peut pas trouver l’essence, car cette dernière est bloquée par la troupe de l’ancien policier Jimmy Chérisier alias Barbecue.
Dans les deux cas, le gouvernement d’Ariel Henry ne montre, disons encore, aucune sensibilité pour la nation qu’il est censé diriger pour plaire au Fond Monétaire International. Il faut aussi souligner la vie chère qui en découle. Un billet de 1000 gourdes ne dit rien pour une famille de trois personnes. Il est temps que de freiner l’Etat contre le peuple. La population est à bout de souffle, elle n’en peut plus.






















