Dans moins de 5 ans, trois requêtes ont été envisagées pour le déploiement d’une force armée internationale en Haïti par le président Jovenel Moïse, les Premiers ministres Claude Joseph et Ariel Henry. La dernière demande pousse plus d’un à se demander : Qu’est-ce qui ne va pas ?

Cela traduit effectivement l’existence d’un problème profond. Après le départ des forces de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) en 2017, environ 5 ans plus tard, le gouvernement haïtien a requis l’intervention d’une force internationale.

Sous le règne de Jovenel Moïse, les gangs armés se sont multipliés et ses opposants étaient prêts à « réduire le pays en cendre » si l’homme de Trou-du-Nord refusa de démissionner. Le 7 juillet 2021, il a été assassiné en sa résidence privée avec le support des mercenaires colombiens.
Quelques heures après son assassinat, le Premier ministre Claude Joseph a pris les rennes. Perdu dans le labyrinthe du banditisme, il a aussi demandé aux autorités américaines de lui fournir une assistance militaire, laquelle a été refusée par le président américain Joe Biden. Pourquoi ? Jolie question … Mais la justice américaine a placé top secret tout dossier susceptible de prouver l’implication des agents américains dans cette affaire.

Le 6 octobre 2022, Ariel Henry, soupçonné dans l’assassinat du président Jovenel Moïse, a demandé à la communauté internationale de lui fournir une assistance militaire contre les gangs armés qui seraient, selon certains, mieux armés que les forces de l’ordre. Pourtant, il avait critiqué Claude Joseph lorsque celui-ci a fait la même demande à la communauté internationale.
Selon le président dominicain Luis Abinader, Haïti est un pays invivable qui a besoin de l’assistance constante de la communauté internationale. Lors de la 77e assemblée générale des Nations Unies, bien que le gouvernement ait cherché à faire croire que tout était sous contrôle, des diplomates ont martelé qu’une force armée internationale doit intervenir dans le pays sans délai.
Qu’en disent les Haïtiens ? Les politiciens ayant participé à mettre le pays dans cet état lamentable pendant les trois dernières décennies sont contre, même s’ils font de leur mieux pour anéantir le pays. Ils ont refusé tout dialogue, tout consensus, qui pourrait porter sur les élections. Tout ce qui importe pour eux, c’est leur part du gâteau.
Entre-temps, des personnes chassées de leurs maisons à cause de la guerre des gangs sous les yeux impuissants des autorités ne jurent que par un retour à la normale, peu importe la méthode choisie.






















