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Le seul moyen de salut pour Haïti, c’est une occupation, selon un intellectuel américain

C’est ce qu’écrit Robert Rotberg, directeur fondateur du programme de Harvard Kennedy School sur les conflits intra-étatique, dans le journal The Globe and Mail, 17 octobre 2022. Haïti doit devenir un pupille des Nations Unies, selon l’intellectuel américain. Il explique cette nécessité par l’insécurité chronique qui ronge la nation. L’État a perdu le contrôle de…

Le seul moyen de salut pour Haïti, c’est une occupation, selon un intellectuel américain

C’est ce qu’écrit Robert Rotberg, directeur fondateur du programme de Harvard Kennedy School sur les conflits intra-étatique, dans le journal The Globe and Mail, 17 octobre 2022.

Haïti doit devenir un pupille des Nations Unies, selon l’intellectuel américain. Il explique cette nécessité par l’insécurité chronique qui ronge la nation. L’État a perdu le contrôle de la plupart des villes et d’une grande partie de la campagne au profit de gangs avides. La police nationale d’Haïti n’a pas réussi à maîtriser les gangs, qui se battent entre eux et la malheureuse police pour contrôler les opportunités commerciales, les hôpitaux, les écoles et le trafic de stupéfiants, a-t-il indiqué.

Robert Rotberg a déploré que les institutions comme écoles et hôpitaux ne soient plus en mesure de fonctionner normalement à cause de la conjoncture douloureuse. « Dans les bidonvilles de Port-au-Prince, des gangs de premier plan tuent sans raison, incendient des maisons et plongent des populations entières dans la misère et le sans-abrisme », a-t-il ajouté.

Le pire, c’est que ce n’est pas la première fois que les Haïtiens ont besoin d’une aide extérieure pour stabiliser leur État. Mais maintenant, le chaos interne et l’anarchie ont tellement paralysé la capacité des Haïtiens à poursuivre leurs activités normales et à se sentir en sécurité que son Premier ministre a reconnu sa défaite et a plaidé pour une intervention et de l’aide au début du mois, a-t-il précisé dans un journal américain. Avant même que le président Jovenel Möise ne soit assassiné il y a plus d’un an par des mercenaires, le pays avait perdu le peu de cohésion qu’il avait atteint malgré deux interventions américaines, la mission de stabilisation de l’ONU et plusieurs présidents faibles.

La solution pour Haïti selon Rotberg, c’est qu’Haiti soit mise sous tutelle.



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