Les officiels clairement identifiés dans le trafic de drogue et le financement du banditisme en Haïti se sont déclarés innocents.

Comme promis, les États-Unis et le Canada ont sanctionné des personnes impliquées dans la violence et le trafic de drogue en Haïti. Leurs visas ont été révoqués et leurs familles vivant en dehors du pays sont dans la tourmente. Mais à chaque fois, ils se disent innocents, personne n’est coupable.
Entre-temps, le pays s’enfonce de plus en plus dans la misère et l’instabilité pendant les deux dernières décennies. De la mort du président Jovenel Moïse en juillet 2021 à octobre 2022, le pays a régressé plus qu’au moment du séisme de 2010. Tout cela ne pourrait arriver tout seul. Des auteurs des malheurs du pays sont clairement identifiés, mais personne n’entend faire son mea culpa.

Ce problème relève de deux points importants : le premier, c’est que la justice haïtienne a été gangstérisée au profit des corrupteurs et ne se soucie pas du bien de la société. Le second point, c’est que les citoyens haïtiens en grande majorité ont perdu le sens de la fierté nationale et son prêts de tout accepter pour un bout de pain, pour quelques mille gourdes distribuées. Au lieu de demander compte aux personnes dont les familles sont à l’étranger et qui sont impliquées dans leurs propres malheurs.

Comment veut-on que les étrangers voient le pays et traitent les Haïtiens émigrés lorsqu’ils savent que les institutions et le peuple haïtien tolèrent ceux qui les tenaillent et éclaboussent leur avenir ?






















