Pas moins de 3500 Haïtiens seront licenciés, selon une note de la filiale haïtienne du groupe textile sud-coréen Sae-A rendue publique ce jeudi 2 février.

L’entreprise justifie ces « suppressions massives » de postes en raison du contexte économique mondial défavorable et, surtout, des multiples « turbulences » que connaît Haïti traversent et compliquent la tâche des exportations.a indiqué que le contrôle du terminal pétrolier de Port-au-Prince par des gangs l’a obligée à procéder à une « fermeture temporaire de deux mois à la fin de l’année (2022), lorsque la centrale électrique locale a dû fermer pour cause de carburant ».
Prodige Association, structure mandatée pour contribuer à l’amélioration de vie des Haïtiens, des chrétiens en particulier, a déploré la décision de cette entreprise. « Une telle compression va aggraver la situation économique du pays qui fait déjà face à des crises en série. Il serait sage que les protagonistes de la crise en Haïti puissent trouver une entente pour freiner ces crises et faciliter la stabilité économique des citoyens haïtiens », ont affirmé les responsables de l’association.

Ne pouvant assurer l’exportation de sa production vers les Etats-Unis, la firme regrette que les commandes soient redirigées vers « d’autres fournisseurs et usines fiables » dans les Caraïbes et en Amérique centrale. S&H Global a débuté ses activités en Haïti en 2012, près de la ville de Cap-Haïtien (nord), et travaille pour des marques telles que Gap, Target et Walmart.






















