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Les civils armés font une grande démonstration de force, l’Etat réduit les libertés

Dès la fin de février 2024, les civils armés ont pris de nouvelles mesures pour imposer leur autorité dans le pays, principalement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Les civils armés, unifiés sous l’ordre de l’ex-policier Jimmy Chérizier, mieux connu sous le nom de Barbecue, ont attaqué plusieurs commissariats de police, l’Aéroport international Toussaint Louverture,…

Les civils armés font une grande démonstration de force, l’Etat réduit les libertés

Dès la fin de février 2024, les civils armés ont pris de nouvelles mesures pour imposer leur autorité dans le pays, principalement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Les civils armés, unifiés sous l’ordre de l’ex-policier Jimmy Chérizier, mieux connu sous le nom de Barbecue, ont attaqué plusieurs commissariats de police, l’Aéroport international Toussaint Louverture, le quartier général des Forces armées d’Haïti, la prison civile des Croix-des-Bouquets et le Pénitencier national. Ils ont tenté de prendre d’assaut le Palais national, au Champ de Mars.

Pendant leur attaque contre le Pénitencier national, à la rue du Centre, Port-au-Prince, des bandits notoires ont été libérés, ainsi que des citoyens, victimes de l’indifférence de la justice haïtienne depuis des lustres. Sur près de 4000 prisonniers, seulement 99 seraient actuellement dans le plus grand centre carceral du pays, dont les colombiens impliqués dans l’assassinat du président Jovenel Moïse.

Les civils armés ont fait usage de certaines technologies pour mieux lancer le raid contre les forces de l’ordre.  Abelson Bastien, mieux connu sous le nom d’Iza Vilaj de Dye, aurait en sa possession des drones et des blindés.

Pendant ces troubles, le Premier ministre Ariel Henry était au Kenya pour finaliser les démarches visant au déploiement de la force internationale de sécurité dans le pays. Barbecue dit que les opérations des civils armés viserait d’une part à empêcher le retour du chef du gouvernement soupçonné dans l’assassinat du président Jovenel Moïse.

Essayant de mater la situation, les autorités publiques ont décrété l’état d’urgence dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.  L’état d’urgence est un état de crise qui renforce les pouvoirs des autorités civiles en matière de sécurité des personnes, et qui limite, en conséquence, les libertés, qu’elles soient publiques ou individuelles.

Cette situation s’est développée moins d’un mois suivant l’assassinat de plusieurs agents de la  Brigade de Surveillance des Aires Protégées (BSAP) dans les hauteurs de Pétion-Ville.  Ces agents servaient d’éclaireurs pour l’ancien sénateur Guy Philippe qui avait juré de renverser le Premier ministre Ariel Henry, le 7 février dernier.


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