A la veille de l’intervention des forces internationales en Haïti, le ton durcit sur la scène politique et des bandits ont déjà déserté leurs gangs.
Le 18 mai 2024, lors de la célébration du 221e anniversaire du drapeau haïtien, Edgard Leblanc, président du Conseil présidentiel de transition, a déclaré que le temps des territoires perdus a pris fin dans le pays. Il a fait référence à la ministre de la sécurité public du gouvernement sortant, Emmelie Prophète-Milcé, qui avait reconnu que des territoires en Haïti étaient perdus à cause de la puissance des gangs.

Louis Gérald Gilles, membre du Conseil présidentiel, a aussi haussé le ton contre les bandits. Il leur a demandé de déposer les armes. « Si nou pa depoze, nap poze », a-t-il déclaré.
Selon des riverains, des membres des gangs auraient déjà quitté leurs bases pour se réfugier dans les milieux reculés.
Entre-temps, des chefs de gang se disent prêts à combattre jusqu’au dernier soupir.






















