La violence continue de frapper à Port-au-Prince. Dans la matinée du 15 décembre 2024, des hommes armés ont attaqué le quartier de Fort National, semant la panique parmi les habitants. Simultanément, des tirs sporadiques ont été signalés au Champ de Mars, où plusieurs citoyens ont été blessés par balle.
L’attaque à Fort National
Selon les témoignages recueillis, un groupe de bandits lourdement armés a pris d’assaut le quartier de Fort National aux premières heures de la journée. Des rafales d’armes automatiques ont été entendues pendant plusieurs minutes, forçant les résidents à fuir ou à se barricader chez eux.
Des maisons auraient été pillées, et plusieurs habitants affirment avoir été menacés. Les victimes rapportent que les assaillants semblent vouloir étendre leur contrôle sur ce secteur stratégique, déjà fragilisé par l’insécurité grandissante.
« Nous vivons dans une peur constante. Il n’y a ni police ni justice pour nous protéger », déclare un habitant sous le couvert de l’anonymat.

Tirs au Champ de Mars
Pendant que Fort National était sous le feu des bandits, la tension a également gagné le Champ de Mars, une zone qui devrait normalement être sécurisée en raison de sa proximité avec des institutions publiques. Des coups de feu isolés ont blessé plusieurs passants, provoquant un mouvement de panique parmi les piétons et les marchands.
Les blessés, dont un adolescent de 16 ans, ont été transportés d’urgence dans des hôpitaux voisins par des bénévoles. L’état de certains serait critique.
Une réponse tardive des autorités
Face à ces incidents, les forces de l’ordre n’ont pas réagi immédiatement. Des patrouilles ont été observées dans l’après-midi dans certaines zones proches de Fort National, mais sans arrestation signalée. Cette inaction continue d’alimenter la frustration des citoyens, qui dénoncent l’incapacité de l’État à contenir les gangs armés.
« Nous sommes abandonnés », martèle un commerçant du Champ de Mars. « Tout le monde sait que les bandits circulent librement dans la ville. La population est livrée à elle-même. »
Un climat d’insécurité généralisé
Cette attaque n’est qu’un épisode parmi une série d’actes violents qui secouent la capitale haïtienne. La montée en puissance des gangs armés, combinée à l’absence d’un gouvernement fonctionnel, a plongé le pays dans une crise sécuritaire sans précédent.
Alors que les citoyens réclament une intervention urgente, les questions restent nombreuses : qui contrôle réellement les zones sensibles de Port-au-Prince ? Et combien de vies faudra-t-il encore sacrifier avant que des mesures concrètes ne soient prises pour restaurer l’ordre et la sécurité ?
Pour l’instant, les habitants de Fort National et du Champ de Mars tentent de panser leurs blessures, mais ils savent que la menace plane toujours.






















