La ville de Jérémie, chef-lieu de la Grand’Anse, est en ébullition. Depuis plusieurs jours, les professeurs des écoles publiques sont en grève pour exiger de meilleures conditions de travail. Ce mercredi 15 janvier 2025, leur mobilisation a pris une nouvelle ampleur avec des manifestations dans les rues. Salaires insuffisants, classes surchargées, absence de matériel pédagogique : les enseignants dénoncent une situation devenue intenable. Une demande centrale est revenue dans les slogans : l’accès à des cartes de débit pour simplifier le retrait de leur salaire.
« Nous sommes fatigués des promesses vides. Nous avons besoin d’actions concrètes ! », s’indigne un enseignant, exprimant la frustration collective.

Le mouvement a également reçu un soutien inattendu : celui des élèves. Ces derniers, craignant pour la continuité de leur année scolaire, ont défilé aux côtés de leurs professeurs. « Si leurs conditions s’améliorent, les nôtres aussi », explique une jeune manifestante, pancarte à la main.
La contestation ne se limite pas à Jérémie. À Dame-Marie, ville voisine, les enseignants ont organisé une marche le mardi 14 janvier, entraînant des perturbations dans des écoles privées. Malgré l’intervention de la Police Nationale d’Haïti (PNH), les manifestants restent résolus.
Cette grève met en lumière les défis criants du système éducatif de la Grand’Anse. Si des solutions ne sont pas rapidement trouvées, une crise prolongée pourrait gravement affecter les élèves et compromettre l’année scolaire. Le dialogue entre les parties prenantes est désormais crucial pour désamorcer cette impasse.






















