Les quartiers les plus touchés par les attaques des groupes criminels à Port-au-Prince incluent Codada (Delmas), Carrefour-Feuilles, Cargo, Métivier, Corlette (Pétion-Ville) et Tabarre 27. Ces violences incessantes ont transformé la capitale haïtienne en un épicentre de déplacements forcés, affectant près de 62 % des personnes contraintes de fuir leur domicile.
Face à cette situation dramatique, les familles déplacées se retrouvent confrontées à un manque criant de ressources. Environ la moitié d’entre elles ont trouvé refuge chez des proches, tandis que l’autre moitié s’est installée dans 31 sites d’hébergement temporaire. Quatre de ces sites ont été mis en place en urgence pour répondre à l’afflux de victimes, mais la fermeture récente de deux d’entre eux a laissé certains déplacés dans une situation encore plus précaire.
Face à l’ampleur de la crise, les organisations locales et internationales exhortent les autorités à une intervention rapide et efficace. La priorité reste la sécurisation des zones affectées et la protection des populations vulnérables. En attendant une réponse concrète des autorités, les déplacés vivent dans des conditions extrêmement difficiles, sans accès adéquat à l’eau potable, aux soins médicaux et à la nourriture.
La population, désespérée, attend des mesures fermes pour endiguer la spirale de violences qui menace chaque jour un peu plus la stabilité de la capitale haïtienne. L’urgence est désormais à l’action afin d’éviter une aggravation de cette crise humanitaire.






















