Trois armes à feu et plus de 10 000 cartouches ont été saisies ce dimanche 9 mars à Trianon, dans la commune de Mirebalais. Cette cargaison se trouvait à bord d’un minibus en provenance des Gonaïves et en direction de Port-au-Prince.
Selon les premières informations disponibles, ces armes et munitions étaient soigneusement dissimulées dans un lot de vêtements usagés, communément appelés « pèpè ». Les deux occupants du véhicule, soupçonnés de trafic d’armes, ont été appréhendés avant d’être violemment lynchés par des membres de la population locale.

Cet incident met en lumière une fois de plus l’ampleur du trafic d’armes en Haïti, un phénomène qui alimente l’insécurité persistante dans le pays. Alors que les forces de l’ordre tentent de démanteler ces réseaux, la population, exaspérée par la montée de la criminalité, semble de plus en plus encline à se faire justice elle-même.
Les autorités n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles arrestations liées à cette affaire, mais cette saisie confirme la circulation massive d’armes illégales, notamment à destination de la capitale, où les gangs armés imposent leur loi. Une enquête est en cours pour remonter la filière impliquée dans ce trafic.






















