En Haïti, un phénomène inquiétant prend de l’ampleur : certains médias en ligne seraient impliqués dans des pratiques d’extorsion envers des entreprises et des hommes d’affaires. Le Programme des droits économiques et sociaux (PRODES) dénonce ces agissements et appelle les autorités à intervenir pour freiner cette tendance nuisible.
Selon des témoignages recueillis, plusieurs entreprises haïtiennes ont confirmé avoir été menacées de diffamation et de dénigrement par certains médias en ligne. Ces derniers exigeraient des paiements en échange d’une couverture médiatique favorable ou, à défaut, diffuseraient des informations mensongères susceptibles de nuire à la réputation des sociétés concernées.
Les professionnels du marketing, eux aussi, rapportent avoir été sollicités par ces journalistes aux pratiques douteuses. Certains affirment que des menaces de publications négatives ont été utilisées comme moyen de pression pour obtenir de l’argent.

Des journalistes des médias traditionnels, préférant garder l’anonymat, expriment leur préoccupation face à cette situation. Ils estiment que ces médias en ligne, souvent peu réglementés, ne respectent pas les principes d’éthique et de déontologie qui régissent la profession journalistique. Cette absence de rigueur ternit l’image des médias en général et contribue à une défiance croissante du public envers les sources d’information.
D’après des citoyens avisés, ce phénomène trouve ses racines dans la crise économique qui touche le pays. Le taux élevé de chômage pousse certains individus à exploiter les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour monnayer leurs « services journalistiques ». Avec un simple téléphone et un accès à Internet, certains parviennent à exercer une influence considérable sur l’opinion publique, au détriment de la véracité des informations diffusées.
Le Programme des droits économiques et sociaux rappelle que la diffamation et le dénigrement sont illégaux en Haïti. Il exhorte les autorités à prendre des mesures concrètes pour réguler ces dérives et garantir une information fiable et transparente.
Toutefois, le PDES tient à souligner que tous les médias en ligne ne sont pas concernés par ces accusations. Certains, à l’instar de Le Nouvelliste (devenu en ligne), Vant Bèf Info, Gazette Haïti, PressHaiti et Juno 7, continuent d’exercer leur mission avec professionnalisme et rigueur.
Dans un contexte où l’information joue un rôle crucial dans la stabilisation et le développement du pays, la lutte contre ces pratiques malhonnêtes est essentielle pour rétablir la crédibilité du paysage médiatique haïtien.






















