Mirebalais, 31 mars 2025 – La colère gronde en Haïti après l’invasion de Mirebalais par des bandits armés, sans aucune résistance des forces de l’ordre. Face à cette situation chaotique, les citoyens dénoncent l’incompétence et le silence des autorités, accusant le Conseil présidentiel de transition (CPT), le Conseil supérieur de la police nationale et les forces militaires d’avoir abandonné la population à son sort.
Les gangs avaient prévenu qu’ils prendraient d’assaut la ville, mais aucune mesure n’a été prise pour empêcher leur progression. Selon des témoins, les bandits ont envahi Mirebalais sans la moindre opposition de la police nationale. Pire encore, certains agents, présents sur place, auraient refusé d’intervenir sous prétexte de ne pas avoir reçu d’ordres.
Pendant ce temps, la ville a sombré dans la panique, livrée à la loi des criminels. L’un des événements les plus marquants de cet assaut reste l’évasion massive de plus de 530 prisonniers, confirmée par des organisations de défense des droits humains. Cette fuite massive renforce encore davantage l’emprise des gangs sur le pays.
Sur les réseaux sociaux, les Haïtiens expriment leur rage et leur incompréhension face à une police plus prompte à réprimer les manifestants qu’à combattre des criminels sans réel entraînement militaire. Beaucoup dénoncent une complicité tacite ou une incompétence totale des autorités en place.
Face à cette crise, les citoyens exigent une réaction immédiate : ils appellent le CPT et le Premier ministre à prendre leurs responsabilités et à agir avec fermeté contre les gangs. Certains demandent même leur démission si aucune mesure concrète n’est prise pour restaurer l’ordre.
La population haïtienne, déjà épuisée par des années d’insécurité, se trouve une fois de plus abandonnée. L’heure est grave, et l’avenir du pays repose sur une réponse immédiate et décisive des autorités.






















