Port-au-Prince, le 23 avril 2025 — Une opération d’envergure menée ce mercredi 23 avril par la Police Nationale d’Haïti (PNH), les Forces Armées d’Haïti (FAD’H) et les brigadiers de Canapé-Vert a entraîné la mort d’au moins 35 membres de gangs et fait plus de 40 blessés, selon les déclarations de Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
L’intervention, ciblant plusieurs repaires de gangs dans la zone de Pako, visait à rétablir l’ordre et la sécurité dans un secteur en proie à la violence. D’après les informations recueillies, la majorité des individus tués ont perdu la vie à l’intérieur des maisons qu’ils avaient envahies, notamment en raison de l’usage de drones kamikazes. D’autres ont été abattus dans les rues avoisinantes telles que l’Avenue N, Pako et la rue Kaseyis.

Malgré le succès apparent de l’opération, les forces de l’ordre ont également subi des pertes : un policier et deux soldats des FAD’H ont été tués au cours des affrontements. Des sources fiables confirment toutefois qu’il s’agit de l’une des opérations les plus meurtrières contre les groupes armés ces derniers mois.
Concernant le matériel saisi, Pierre Espérance a précisé que les brigadiers ont récupéré quatre armes à feu, remises ensuite aux autorités policières.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient les conséquences violentes de l’opération, y compris des images de membres des forces de l’ordre tombés au combat. Toutefois, ces publications semblent également viser à semer la peur parmi la population, alors que plusieurs membres des gangs ont eux aussi perdu des alliés et du matériel lourd dans l’opération.
Il convient de rappeler que, dans le cadre de cette même offensive, la cellule de communication de la PNH avait annoncé mardi dernier que plusieurs bandits avaient été blessés lors des opérations entamées dans la même zone, et qu’un fusil d’assaut AR-15 avait été saisi.
Cette opération marque une nouvelle étape dans la lutte des autorités contre les groupes armés qui sèment la terreur dans la capitale haïtienne.






















