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Quand l’État se tait, le chaos parle : insécurité, chômage, fermeture en série

Port-au-Prince, 23 avril 2025 – Le chaos s’intensifie dans la capitale haïtienne, où l’insécurité généralisée continue de grignoter les dernières poches d’activité économique. Ce 23 avril, des hommes armés ont fait irruption dans la zone de Turgeau, semant la panique parmi les riverains. En conséquence, l’hôtel Mariott a annoncé sa fermeture définitive pour le 30…

Quand l’État se tait, le chaos parle : insécurité, chômage, fermeture en série

Port-au-Prince, 23 avril 2025 – Le chaos s’intensifie dans la capitale haïtienne, où l’insécurité généralisée continue de grignoter les dernières poches d’activité économique. Ce 23 avril, des hommes armés ont fait irruption dans la zone de Turgeau, semant la panique parmi les riverains. En conséquence, l’hôtel Mariott a annoncé sa fermeture définitive pour le 30 avril, citant la dégradation alarmante de la situation sécuritaire.

Le centre-ville de Port-au-Prince, autrefois cœur battant de l’économie haïtienne, est aujourd’hui un désert jonché d’ordures. Les bandits y règnent en maîtres depuis plusieurs années, forçant les entreprises à fuir vers des zones encore relativement épargnées, comme Pétion-Ville ou Tabarre — des refuges provisoires sous tension permanente.

La vague de fermetures d’entreprises frappe durement la population. Le chômage explose, des membres de la classe moyenne se retrouvent à la rue, et le tissu économique s’effondre. À Pétion-Ville, l’inquiétude grandit chaque jour, les commerçants et entrepreneurs restant en alerte face à une menace de plus en plus pressante. Dans la zone de Pernier, les gangs poursuivent leur expansion en défiant ouvertement les forces de l’ordre.

La société civile en subit également les contrecoups. La Prodige Association, une organisation chrétienne dirigée par l’entrepreneur Josué Pierre-Paul, a dû réduire considérablement ses activités. « Certaines entreprises que nous soutenions ont mis la clé sous la porte, laissant des centaines de personnes sans emploi », déplore-t-il.

Face à cette spirale infernale, les autorités continuent de multiplier les promesses. Mais à chaque déclaration officielle, les groupes armés gagnent du terrain. Une inertie dénoncée par l’homme d’affaires Jhonson Napoléon, qui pointe une absence totale de volonté politique : « Il n’existe aucune intention réelle de faire d’Haïti un pays prospère », affirme-t-il.

Pendant que l’État se tait, c’est le chaos qui parle — fort, clair, et de plus en plus brutal.


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