En ce 18 mai 2025, jour de commémoration du 222e anniversaire du drapeau haïtien, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) s’est heurté à une hostilité manifeste de la population capoise lors des cérémonies organisées au Cap-Haïtien. Ce qui devait être un moment de fierté nationale s’est transformé en une scène de désapprobation populaire.
Dès leur arrivée, les membres du CPT, dont Fritz Alphonse Jean, président du Conseil, ont été accueillis par des huées et des slogans accusateurs. La foule les a qualifiés de voleurs, d’assassins et de bandits, exprimant un profond rejet à l’égard de cette instance jugée déconnectée de la réalité du peuple.
Tension au niveau de Bourdon
Vers 10 heures du matin, ce mercredi 21 janvier 2026, les usagers de la route de Bourdon ont vécu un moment de tension. Des pneus enflammés ont été dressés à une centaine de mètres de la Villa d’Accueil, paralysant ainsi la circulation. Quinze minutes après l’installation des barricades de pneus en feu, des policiers sont…
Lors de la messe célébrée à la cathédrale du Cap-Haïtien et pendant le discours officiel, les protestations n’ont cessé. Des enseignants ont tenté de faire entendre leurs revendications, certains d’entre eux n’ayant pas perçu leur salaire depuis plusieurs années. Mais leur manifestation a été brutalement réprimée.
Un incident particulièrement choquant a été filmé : un agent de la police touristique (Politour), chargé de la sécurité des officiels, a giflé un professeur qui protestait pacifiquement. Ce geste a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes ont exprimé leur solidarité avec la victime.
Par ailleurs, la population n’a pas manqué de s’indigner des dépenses engagées pour les festivités. Selon plusieurs sources, le CPT aurait débloqué environ 400 millions de gourdes pour cette célébration. Une somme jugée démesurée et déplacée, tandis que le pays traverse une crise socio-économique aiguë.
Cette journée censée unir les Haïtiens autour de leur symbole national s’est révélée être le théâtre d’un désaveu cinglant du pouvoir en place, dans une ville où l’histoire de la liberté haïtienne demeure gravée dans chaque pierre.






















