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Tragédie à Cap-Haïtien : Une citoyenne tuée par le cortège du Conseil présidentiel de transition

Cap-Haïtien, 17 mai 2025 — Ce qui devait être un déplacement officiel du Conseil présidentiel de transition (CPT) s’est transformé en drame insoutenable pour une famille haïtienne. Une femme de 72 ans, commerçante de son état, a perdu la vie dans la zone de l’Aviation, à Cap-Haïtien, heurtée mortellement par le cortège du CPT. Selon…

Tragédie à Cap-Haïtien : Une citoyenne tuée par le cortège du Conseil présidentiel de transition

Cap-Haïtien, 17 mai 2025 — Ce qui devait être un déplacement officiel du Conseil présidentiel de transition (CPT) s’est transformé en drame insoutenable pour une famille haïtienne. Une femme de 72 ans, commerçante de son état, a perdu la vie dans la zone de l’Aviation, à Cap-Haïtien, heurtée mortellement par le cortège du CPT.

Selon plusieurs témoins présents sur les lieux, l’accident s’est produit vers six heures du soir, dans une indifférence glaçante. La scène est décrite comme brutale : après l’impact, aucun véhicule du cortège ne s’est arrêté, aucun mot n’a été adressé à la foule bouleversée. Les autorités présentes ont poursuivi leur route, sans un regard en arrière.

« Ils ont vu ce qui s’est passé. Ils ont vu cette dame étendue à terre. Ils n’ont rien fait. Ils ont continué comme si de rien n’était », raconte un riverain, la voix encore tremblante.

Ce même cortège, impliqué dans ce drame, s’est retrouvé dès le lendemain à des festivités officielles liées à la célébration du drapeau, sans faire mention de la tragédie de la veille. Cette absence de compassion choque et révolte. L’indignation est palpable : la douleur d’une famille semble avoir été balayée au profit de la solennité d’un calendrier protocolaire.

Dans la maison endeuillée, le silence est lourd, ponctué de pleurs et d’indignation. Les proches de la victime racontent une femme active, aimée de son entourage, qui se battait chaque jour pour gagner sa vie. « Manmie n’était pas une politicienne. Elle ne dérangeait personne. Elle vendait pour vivre », confie un membre de la famille.

Mais aujourd’hui, la tristesse se double de détresse. La famille dit ne pas avoir les moyens d’organiser les funérailles. Une douleur immense, doublée d’une impuissance accablante.

Ce drame pose une fois de plus la question de la responsabilité des autorités et de leur devoir envers les citoyens. À l’heure où le pays traverse une crise de confiance généralisée, ce silence officiel face à la mort d’une innocente laisse un goût amer dans la bouche de tout un peuple.

En Haïti, la vie d’un simple citoyen semble parfois ne peser bien peu. Mais pour sa famille, pour ses voisins, pour sa communauté, cette femme était un monde. Et ce monde s’est effondré, sans un mot, sans justice, sans compassion.


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