Face au manque criant de soutien international, le président kényan William Ruto a annoncé jeudi que son pays envisage de se retirer de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS) déployée en Haïti. Cette déclaration survient alors que la crise sécuritaire continue de s’aggraver, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans plusieurs villes de province.
Malgré l’approbation de la mission par le Conseil de sécurité de l’ONU et son prolongement pour une année supplémentaire, les résultats restent très limités. Un an après le déploiement des premiers contingents kényans, aucun territoire contrôlé par les gangs armés n’a été repris. Pire encore, la situation empire et de nouveaux quartiers tombent aux mains de groupes criminels.
Dans une lettre adressée au président du Conseil, Mohamed Irfaan Ali, et au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le président Ruto a souligné le manque d’implication des partenaires internationaux. Sans appui concret, Nairobi pourrait « revoir son engagement » dans cette mission qui peine à remplir ses objectifs en Haïti.
L’avenir de la MMS semble désormais incertain, alors que le pays continue de sombrer dans l’instabilité.






















