Face à la décision du président américain Donald Trump de mettre fin au programme de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens vivant aux États-Unis, l’Église Tabernacle de Gloire, dirigée par le pasteur Grégory Toussaint, appelle à trois jours de jeûne et de prière du 11 au 13 juillet 2025.
Le ministère Shekinah, en lien avec cette initiative spirituelle, déclare : « Le président américain a pris sa décision, mais Dieu a le dernier mot. » Sur les réseaux sociaux, l’appel à la mobilisation spirituelle est clair : « Nou rele Bondye pou li mete men. Pou li leve, pou li fè jistis. Antre nan batay la avèk nou. Ann leve yon miray spirityèl pou Ayiti. »

Cette démarche reçoit l’approbation de nombreux fidèles. Certains saluent une mobilisation qui, selon eux, montre que chacun agit selon ses moyens pour le bien du pays. Cependant, d’autres voix s’élèvent pour critiquer l’initiative. Sur les réseaux sociaux, certains estiment que la prière seule ne suffira pas à résoudre les défis d’Haïti. « Haïti n’a pas un problème de Dieu, mais un problème d’hommes responsables », lit-on souvent. Pour eux, des décisions politiques et économiques concrètes sont urgentes.
De son côté, l’Église Prodige pour Christ International, à travers son pasteur Josué Pierre-Paul, soutient l’initiative tout en soulignant l’importance de l’action concrète. « La prière, sans l’application de la Parole de Dieu dans la vie quotidienne, est une perte de temps. Il faut former des citoyens responsables et bâtisseurs », affirme-t-il.
Ce débat met en lumière les tensions entre spiritualité, foi active et engagement sociopolitique, dans un moment décisif pour l’avenir des Haïtiens du TPS et d’Haïti elle-même.






















