Le cinéaste haïtien Richard Senecal a de nouveau suscité un vif débat sur les réseaux sociaux après avoir pris position dans une affaire qui a bouleversé l’opinion publique : une mère aurait poignardé son propre fils en raison de son orientation homosexuelle. Indigné, Senecal a dénoncé l’acte sur son compte X (anciennement Twitter), qualifiant ce geste de « barbare », non seulement de la part de la mère, mais aussi de tous ceux qui s’opposent à l’homosexualité en Haïti.
Le réalisateur a plaidé pour la tolérance, tout en dénonçant ce qu’il considère comme un grave déficit d’éducation au sein de la population haïtienne.

Sa sortie n’est pas passée inaperçue. De nombreux internautes ont réagi avec hostilité, l’accusant de vouloir normaliser ce qu’ils considèrent comme une perversion. En réponse, Senecal a maintenu sa position, affirmant que l’homosexualité n’est pas un crime et que ceux qui refusent de l’accepter devraient consulter un psychiatre. Une déclaration qui a été perçue par plusieurs comme une provocation, voire un mépris pour la culture haïtienne.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle déclaration relance le débat sur les valeurs en Haïti. L’ancien sénateur Jean Renel Sénatus avait lui-même affirmé, dans l’émission “Se Sa Nou Vle”, avoir subi des pressions diplomatiques pour soutenir la légalisation de l’homosexualité. Il évoquait un plan orchestré par des ambassades étrangères visant à imposer à Haïti une législation qui irait à l’encontre de ce qu’il appelle « la morale nationale ».

Le contexte mondial renforce cette tension. Depuis 2023, les Nations Unies appellent à la dépénalisation universelle de l’homosexualité. En Europe, en Amérique et dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, les lois répressives ont été abolies. Pourtant, de nombreux États, notamment dans le monde musulman et certains pays africains comme le Nigéria, l’Égypte ou l’Algérie, continuent de punir sévèrement l’homosexualité.
En Haïti, où les institutions et la moralité sont fragiles, le débat demeure sensible. Haïti ne doit pas céder à cette manoeuvre internatonale de pousser les peoples, surtout les Haïtiens, à rejeter toutes les valeurs. L’immoralité n’est pas une vertu.






















