Port-au-Prince, 18 août 2025 – L’ancien sénateur Moïse Jean-Charles, chef du parti Pitit Dessalines, a de nouveau attiré l’attention ce lundi lors d’une rencontre tenue à Delmas 47. Dans un discours virulent, il a menacé de prendre les armes pour “libérer Haïti”, tout en exigeant la démission du Premier ministre en place.
Moïse Jean-Charles, connu pour son discours enflammé, a plusieurs fois utilisé un langage guerrier pour dénoncer ce qu’il considère comme une trahison des idéaux de 1804. Cette nouvelle déclaration va plus loin : il ne s’agit plus seulement de contestation politique, mais d’une ouverture à la violence armée. Or, la Constitution haïtienne interdit explicitement l’incitation à la guerre civile ou aux troubles publics (article 280 de la Constitution de 1987 amendée)
L’appel de l’ancien sénateur intervient dans un contexte où le gouvernement de transition fait face à de multiples crises : insécurité persistante, blocages institutionnels, mécontentement populaire. Moïse Jean-Charles tente donc de capitaliser sur le désarroi social pour regagner du terrain sur la scène politique.
Certains observateurs estiment que le leader de Pitit Dessalines cherche surtout à retrouver une légitimité perdue, notamment après avoir été conspué par la population de Saint-Raphaël, un épisode largement relayé sur les réseaux sociaux. Ses menaces pourraient donc être vues comme un moyen de relancer sa visibilité et de mobiliser ses partisans restés fidèles.
Dans un pays déjà fragilisé par la prolifération des gangs armés, ce type de déclaration est perçu comme dangereux et irresponsable. Elle pourrait encourager des groupes radicaux à passer à l’action et plonger davantage le pays dans la violence.






















