Port-au-Prince, 27 août 2025 – L’angoisse règne à Solino. Depuis dimanche 24 août, les habitants qui ont osé retourner dans leurs maisons après plusieurs jours de fuite font face à une scène de désolation.
À leur retour, beaucoup n’ont retrouvé que des murs nus et des souvenirs brisés. Lits, armoires, tôles, chaudières, fenêtres, portes : tout a été emporté. Une femme raconte, bouleversée : « De toute ma maison, il ne reste qu’un pilon. »
Dans les rues, on croise des demeures déshabillées, dépouillées de leurs toits et fenêtres. Les jeunes de la coalition « Viv Ansanm » n’ont rien épargné. Ce qui reste ressemble davantage à un champ de ruines qu’à un quartier habité.
Certains habitants, résignés, affirment que malgré tout, ces ruines valent mieux que les camps de fortune où ils vivaient. Mais derrière ces mots se cache une peur sourde : combien de temps pourront-ils rester chez eux avant une nouvelle attaque ?
Les autorités promettent une aide à travers des organisations internationales et chrétiennes. Mais dans l’attente, c’est l’incertitude qui domine.
Le chef de la coalition armée, Jimmy Chérizier, alias Barbecue, a lui-même autorisé le retour de la population à Solino. Mais il a averti : la lutte contre le Conseil présidentiel de transition (CPT) et la primature n’est pas terminée.
Dans les regards des habitants, une seule question : le cauchemar reprendra-t-il demain ?






















