Scandale au sein du Parquet de Port-au-Prince : le commissaire du gouvernement, Roosevelt Cadet, a été révoqué après seulement 23 jours en poste. Un record d’instabilité dans une institution déjà fragilisée par des mois de tensions politiques et de crise institutionnelle.
Le Parquet, sous le règne du Conseil Présidentiel de Transition et du gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé, semble se transformer en un terrain de jeu où l’instabilité et le manque de coordination sont devenus des normes.
La cause officielle de cette éviction rapide? Selon des sources proches de l’affaire, Cadet aurait refusé d’obéir aux ordres du ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, qui lui aurait exigé de relâcher des individus accusés de crimes graves — des bandits qu’il avait fait arrêter avec le soutien de la DCPJ (Direction Centrale de la Police Judiciaire). Un acte de résistance qu’on pourrait qualifier de « désobéissance » face aux pressions politiques.
Fritz Patterson Dorval, ancien commissaire de Petit-Goâve, prend désormais la relève. La question qui se pose : à quoi bon nommer des commissaires si leur indépendance est réduite à néant dès qu’ils osent contredire les diktats d’une administration minée par les intérêts partisans ?
Le feuilleton judiciaire d’Haïti continue, et à ce rythme, la confiance de la population dans ses institutions ne risque pas de se reconstruire de sitôt.






















