Port-au-Prince, 24 octobre 2025 – Une nouvelle décision judiciaire marque un tournant historique pour des milliers de victimes qui dénonçaient depuis plusieurs mois la gestion jugée abusive du programme d’assurance BIMA, en partenariat avec la compagnie Digicel.
Sous la défense de Maître Arnel Rémy, les victimes obtiennent une mesure de blocage de tous les comptes bancaires de la Digicel à la Banque Nationale de Crédit (BNC) et à la Société Générale Haïtienne de Banque (Sogebank).


Selon l’avocat, cette mesure restera en vigueur jusqu’à ce que BIMA, Digicel et INASSA remettent aux assurés la somme de 50 370 000 gourdes, représentant les fonds d’assurance réclamés par les victimes.
« Les institutions concernées devront restituer l’argent des assurés avant toute levée de la mesure. C’est un signal fort contre les abus économiques commis au détriment des citoyens les plus vulnérables », a déclaré Maître Arnel Rémy.
Depuis plusieurs mois, de nombreux clients de l’assurance BIMA affirment que des montants étaient prélevés directement sur leurs comptes téléphoniques Digicel sans recevoir, en retour, les compensations promises. Ces plaintes, accumulées sur plusieurs années, ont conduit à la mobilisation d’un collectif de victimes représenté par le cabinet d’avocats Arnel Rémy & Associés.
Le tribunal a jugé nécessaire de protéger les droits des victimes en ordonnant le gel préventif des fonds appartenant à Digicel, le temps que les compagnies concernées honorent leurs engagements financiers.
Cette décision est perçue comme une grande victoire pour les consommateurs haïtiens, souvent impuissants face aux grandes compagnies.
Elle envoie un message clair : aucune entreprise, aussi puissante soit-elle, n’est au-dessus de la loi.
« C’est un pas vers la justice économique et la dignité des citoyens », a souligné Maître Rémy. « Cette décision montre que les droits des plus faibles peuvent être défendus avec courage et détermination. «
Les autorités judiciaires suivront l’application de la mesure jusqu’à ce que les victimes soient effectivement remboursées. Une évaluation indépendante pourrait également être lancée pour déterminer l’ampleur réelle des fonds prélevés.
Cette affaire crée un précédent pour d’autres citoyens victimes d’abus financiers dans le pays. Elle prouve que la justice haïtienne, lorsqu’elle agit, peut réellement protéger les droits des consommateurs et restaurer la confiance dans les institutions.






















