Paris, 31 octobre 2025 — L’annonce a suscité curiosité et controverse. Martine Phébé, mieux connue sous le nom de Thoyart, promotrice de la culture vodou, a confirmé sa participation à une célébration de Guédé à Paris, ancienne métropole de la colonie de Saint-Domingue. L’information a été publiée sur la page Facebook d’Haïti Inter, invitant le public à se joindre à elle et à d’autres vodouisants pour marquer l’événement.
Mais cette initiative soulève des interrogations et des débats légitimes. Alors que de plus en plus de citoyens redécouvrent, à travers les travaux du pasteur Josué Pierre-Paul, les vérités historiques sur les documents légués par les pères fondateurs de la nation haïtienne, plusieurs se demandent pourquoi une telle célébration a lieu en France, pays dont les liens historiques avec Haïti restent marqués par l’esclavage, colonisation, la rançon de l’indépendance.
Certains observateurs estiment que la France demeure un appui discret au mouvement vodou, par le biais d’agences culturelles et d’institutions subventionnées. « Peut-on croire qu’un pays ayant perdu sa colonie la plus riche finance aujourd’hui une expression religieuse censée incarner la libération de cette même colonie ? », s’interrogent plusieurs voix critiques.
La polémique a pris une tournure plus vive après la sortie du chanteur Bruno Jean Renald, alias Ti Pay, figure du mouvement Racine, qui a publiquement dénoncé Thoyart lors d’une émission en France. Il a qualifié le vodou de « pratique démoniaque » et a exprimé son étonnement de voir une prêtresse se rendre « dans la métropole coloniale pour se faire posséder par des esprits impurs ».
Contacté par téléphone, un ami de l’initiative dénommée Université Théologique Libre, requérant l’anonymat, a commenté :
« Cela ne nous étonne pas. Jean Price-Mars lui-même n’a commencé à défendre le vodou qu’après un long séjour en France. Du temps des ancêtres, ce culte n’avait jamais été glorifié. »
De surcroît, des proches de Thoyart, ayant requis l’anonymat, estiment que la promotrice du vodou aurait sollicité la participation d’enfants qu’elle forme à ses pratiques spirituelles, dans le but de faciliter l’obtention de son visa pour la France.
Erol Josué est aussi en France pour ce 1er novembre.
À la veille de Guédé 2025, le débat reste ouvert : si le vodou a vraiment libéré Haïti de la domination française, pourquoi se retrouve-t-il aujourd’hui célébré au cœur de la France ? S’agirait-il d’un symbole d’un lien plus profond entre le vodou et le système néocolonial que les ancêtres avaient pourtant juré de combattre ?






















