L’ancien colonel de l’armée haïtienne et homme politique Himler Rébu s’oppose fermement à l’idée de voir le commissaire du gouvernement de Miragoâne, Jean Ernest Muscadin, accéder à la présidence de la République.
Selon Rébu, la méthode de Muscadin pour combattre l’insécurité, notamment sa manière expéditive de neutraliser les bandits, ne saurait constituer un critère pour diriger le pays. « Avoir la capacité de tuer des bandits n’est pas une condition pour devenir président », a-t-il déclaré, ajoutant qu’« on ne résout pas les problèmes en dehors de la loi ».

Toutefois, l’ancien officier garde le silence sur la légitimité du pouvoir en place, qu’il aurait lui-même côtoyé dans des démarches liées à la sécurité nationale, sans grands résultats.
Reconnaissant que le pays traverse un désordre généralisé, Himler Rébu estime que les actions du commissaire Muscadin ne peuvent pas garantir la sécurité durablement.
Ses propos ont provoqué de vives réactions. Plusieurs citoyens rappellent que Rébu, lorsqu’il occupait des fonctions publiques, notamment comme ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC), n’avait produit aucun résultat tangible. « Il parle tout simplement, mais n’a pas fait ses preuves », a commenté un avocat sous couvert d’anonymat.
Pour mémoire, Himler Rébu avait également occupé le poste de secrétaire d’État à la Sécurité publique en 2016.






















